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 [Charlie & Parker] Come with me if you want to live

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Parker Winston

COMMUNICATIONS : 29
WHERE : Alpha 13
JOB : Bricoleur

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MessageSujet: [Charlie & Parker] Come with me if you want to live   Lun 6 Jan - 21:52



Come with me if you want to live



La nuit était tombée depuis quelques heures déjà lorsque Parker se glissa parmi les méandres de la ville jusqu’au Marché Noir. A peine eut-il mis un pied dans le lieu sacré de la contrebande en tout genre que la fréquence des battements de son cœur s’accélérera. Dans les coins sombres de la rue, il pouvait déjà sentir les grosses brutes poser leurs regards froids sur lui. Machinalement, il réajusta la capuche de son vieux blouson. Avec tous les coups qu’il se prenait chaque semaine, c’était un miracle qu’il ne se soit pas retrouvé plus souvent aux urgences. Le jeune garçon maudit intérieurement ses gênes qui lui donnaient un visage chérubin et une carrure élancée. A vingt-deux ans, il en paraissait toujours seize. Il était une proie facile, trop facile aux goûts de certains, mais très tentante pour les autres. Tête baissée, Parker avançait rapidement, essayant de slalomer entre les gens pour éviter les individus les plus dangereux. Avec un peu de chance, on le laisserait tranquille ce soir. De toute façon, il était là pour acheter des bricoles sans valeur, pas pour vendre quoi que ce soit de prestigieux. Soudain, il se cogna, pas contre un mur, pas contre un poteau, contre un mec. Quel monde cruel ! Tant pis pour la discrétion.

« Hop hop hop ! Où qu’il va comme ça le petit morveux ? »  lança le-dit mec en attrapant Parker par le col alors qu’il tentait de s’échapper rapidement. « T’as demandé la permission à tes parents avant de sortir, l’gamin ? »  

Autour de lui, sa bande d’amis éclata de rire, comme si ce qu’il venait de dire était la vanne du siècle. Pourtant, Billy (c’était son nom) n’était pas beaucoup plus vieux que lui, ils avaient même été à l’école ensemble. Mais cela, il semblait l’oublier dès qu’il posait les yeux sur Parker. Grand et bâti comme un mur de briques, le petit bricoleur en mousse ne faisait pas le poids devant lui et se contenta de déglutir, cherchant misérablement une issue de secours.

« Qu’est-ce que t’as pour moi aujourd’hui ? »  demanda-t-il en arrachant le sac des mains de sa victime préférée.
« Rien du tout. » répondit Parker d’une voix tremblante.

C’était vrai, il n’avait rien d’intéressant à lui donner. Il avait bien une poignée de billets en sa possession, mais il n’avait pas apporté de marchandise avec lui pour la simple et bonne raison qu’il travaillait actuellement sur un projet personnel : fabriquer une poupée articulée pour Sally, la plus petite des enfants qui lui rendaient visite, et qui fêterait son anniversaire très bientôt. Ayant travaillé sur le jouet toute la journée, Parker n’avait donc rien bricolé pour se faire de la tune ce soir-là. Billy ne sembla pas du tout ravi lorsqu’il tira sur la fermeture Eclair du sac. A l’intérieur, il ne découvrit que quelques chiffons et morceaux de tissus déchirés. Il les avait récupérés chez une vieille dame pour qui il venait de réparer la machine à coudre. Rien de valeur, d’autant plus qu’ils étaient d’une horrible couleur rose bonbon délavé. Voilà qui n’arrangerait pas la réputation de Parker. Son visage s’empourpra lorsque Billy se remit à rire à pleines dents. Il l’appela ‘Parkouse la tarlouse’ à plusieurs reprises et lui assena un violent coup de genoux dans le ventre. Parker se plia en deux sous la douleur et se roula en boule sur le sol humide. Il laissa échapper quelques petits cris aigus pendant que le lourdaud continuait de se défouler sur lui. D’ici quelques minutes, il se lasserait de ce petit jeu, Parker n’avait plus qu’à se montrer patient. Il se recroquevilla en positon fœtale, levant les bras vers son visage pour se protéger des coups. Il n’osait sortir un œil qu’une fraction de secondes de temps en temps pour chercher un endroit où ramper pour se mettre à l’abris. Billy en profitait alors pour viser le visage. Si seulement il avait eu un objet de valeur à lui offrir ! Peut-être aurait-il survécu quelques jours de plus sans se faire fracasser les côtes ?
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Charlie L. Grey

COMMUNICATIONS : 96
WHERE : Alpha 13
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MessageSujet: Re: [Charlie & Parker] Come with me if you want to live   Ven 10 Jan - 21:28


Le rôdeur, attentif, patient. Il était là, impassible et pourtant. Son âme vagabonde tergiversait tandis que son œil vide observait les passants. Sur terre, il aurait été un fauve. Mais ici, sur Alpha 13, il n’était qu’une ombre. Un acteur avisé. Pour vivre dans cette société d’apparence et de mensonges, c’était un minimum. Bras croisés sur le torse, l’épaule contre un mur, Charlie s’était posté dans un coin du marché noir, des années d’armée l’ayant formé à la surveillance du monde, de ce monde. De ce lieu d’observation, notre homme divaguait sur la foule. Il y avait de tout dans cette zone non contrôlé par la République, et surtout, il y avait ce qu’il ne fallait pas. Mais les rebelles avaient besoin de ces gens là, ceux qui avaient compris que cette réalité était une duperie. Parfois, quelques têtes connues venaient émerger, attirant le regard de l’ancien militaire. Ce n’était que des visages, des anonymes, pour Charlie ils n’avaient pas de noms et pas de vie. Parce qu’il ne cherchait même pas à leur inventer une histoire. Plus loin, il  vit le reste de son équipe. Il ne fallait pas croire qu’il était là pour passer le temps… Il était en mission. Celle-ci n’était pas des plus passionnantes ou excitantes mais elle était nécessaire pour la survie. Restant immobile, la posture inchangée, la bête était invisible. Lasse, d’humeur incertaine mais de carrure remarquable. Aussi l’idée ne viendrait à personne de lui chercher des ennuis. La barbe de quelques jours lui donnait un air sauvage mais le mot restait en son vrai sens complètement inconnu. Charlie le savait-il lui-même ? Il n’y avait qu’une seule personne sur cette planète à avoir l’idée de sa signification, mais personne ne pouvait se vanter d’avoir ne serait-ce qu’entendu le son de sa voix.
Et une voix, ce fut ce qui attira l’attention de Charlie. Le rôdeur regarda dans la direction à l’instant. Un gaillard faisait face à un gamin. L’affrontement n’avait rien d’équitable. Il restait là sans dire un mot, attendant que l’échange passe. Instinctivement, l’homme savait comment ce genre de situation pouvait se dérouler et surtout ce finir, malheureusement. Surveillant les alentours, il ne fallait pas oublier la mission en premier. Les forces de l’ordre n’auraient qu’à faire leur boulot. A cette pensée, il se souvient subitement d’où il était et pourquoi. Non pas qu’il ait des soucis des mémoires, simplement, il lui arrivait parfois de ne plus saisir le sens de la réalité et pour l’y ramener il fallut qu’il voit le gaillard donner un coup de genoux dans le ventre du gamin. La situation était… fâcheuse. Charlie se redressa, décroisant les bras, l’air d’aussi bonne humeur que d’habitude. Réveillé, le rebelle écarta les gens sur son passage, ceux qui ne faisaient que flâner et d’autre qui s’étaient arrêtés pour regarder le spectacle navrant. Voyant le visage contrarié sur rôdeur, la plus part n’osait pas hausser le ton où se plaindre de la bousculade tant l’homme avait des airs de milicien en rogne.
Sans prévenir, Charlie attrapa le gaillard par le col et le retourna rapidement dans sa direction,  collant ainsi un crochet du droit monumentale à ce crétin. Ce dernier, surpris, déboussolé par autant de brusquerie, tomba à la renverse, déséquilibré. Il avait l’air malin à présent, le cul par terre à regarder avec des yeux agars le rebelle en colère. Se plaçant entre le gamin et l’idiot au gros bras, Charles se dressait comme un colosse impressionnant. Mais cette action héroïque ne serait pas sans conséquence, il fallait en convenir. La bande se regroupa autour de pauvre gaillard effondré qui ne semblait pas apprécier la correction qu’on venait de lui donner. S’il fallait donner d’autres coups, c’était clairement pas un souci pour l’ancien militaire qui ne demandait que ça. Il y avait dans son regard un air effrayant qui ne donnait pas envie de s’en prendre une.

Dégagez les mômes, c’est pas un terrain de jeu ici dit-il d’un ton foncièrement agressif et puissant, semblable à un grognement bestiale. Notez ici la référence, une fois de plus à la Terre sans que le moindre des protagonistes de cette affaire n’ait eu à faire face un jour à un prédateur terrestre. Les autres membres de sont équipes s’étaient rapprochés, se plaçant non loin de lui pour apporter un soutient discret, presque invisible pour la foule de badauds mais suffisamment présente pour se faire sentir de cette bande minable. Il n’en menait pas large les gaillards, tous autant qu’ils étaient. La tension était palpable tandis que l’autre restait par terre, sans chercher à se lever. De peur sans doute se recevoir un autre coup offert par la maison. Charlie n’avait jamais été radin pour ce genre de chose. Faisant un pas dans leur direction, les garçons détalèrent à toute vitesse de peur d’être poursuivit. C’était bien marrant de voir ce genre de trucs, pas que notre homme prenait plaisir à faire peur à des gosses mais ça mettait toujours un peu d’action dans la vie de chacun. Une fois le calme revenu, les gens retournèrent à leurs occupation, il n’était pas temps de s’attirer d’autres ennuis fâcheux. Les rebelles retournèrent également à leur mission tandis que le rôdeur s’occupait du gamin toujours à terre. Il avait du manger chaud avant l’intervention du maudit héros.
Tu peux te lever petit ? demanda-t-il. Mais sans attendre une quelconque réponse de sa part, il l’attrapa par le bras pour le remettre sur pieds. Charlie surveillait les alentour, comme toujours, pour voir si d’autres problèmes n’allaient pas pointer le bout de leur nez et ils avaient pas intérêt à le faire sinon ce soir il risquait d’y avoir de l’animation dans le marché noir. A première vue, rien d’inquiétant à signaler. Dans quelle affaire venait encore de ce fourrer l’ancien militaire. Il n’en avait pas la moindre idée. Et se poser des questions n’arrangerait pas les choses. Mais étrangement, il se sentait responsable de ce gamin là. Comme s’il avait besoin de ça en ce moment…
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Parker Winston

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MessageSujet: Re: [Charlie & Parker] Come with me if you want to live   Dim 19 Jan - 22:23



Come with me if you want to live



Immobile, roulé en boule sur le sol poussiéreux, Parker ne pouvait faire autrement que subir les coups sans broncher. Oh, bien sûr, il avait essayé de se débattre ou de contrattaquer les premières fois qu’il s’était fait embusquer par une bande de brutes épaisses sans cervelle, il y avait de cela plusieurs années, mais il s’était très vite rendu compte que les petits coups qu’il donnait ne faisaient qu’accroitre les rires de ses agresseurs et, autant l’avouer, lui faisaient plus de mal à lui qu’aux autres. Aussi avait-il appris à protéger les parties fragiles de son anatomie en se recroquevillant du mieux qu’il pouvait, tel un escargot rentrant dans sa petite coquille pour survivre à un environnement défavorable. Par contre, il aurait bien aimé pouvoir courir. Malheureusement, ses opposants étaient soit beaucoup plus nombreux, pouvant ainsi l’encercler facilement, soit juste très fort à le retenir immobile (bien sûr, le fait qu’il soit une chochotte aux jambes tremblantes n’avait rien à voir avec ça).

Après ce qui lui sembla une éternité, les coups finirent par s’arrêter de pleuvoir sur son corps tout frêle. Pourtant, Parker pouvait encore entendre le son des coups de poing. Lui avait-on tapé dessus une fois de trop, avait-il le corps tellement engourdi qu’il ne ressentait plus la douleur ? Il se risqua un instant à écarter les bras de son visage pour jeter un coup d’œil autour de lui. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il aperçut Billy avachi par terre, le visage rouge et visiblement douloureux. Parker dût cligner plusieurs fois des yeux pour être sûr de ne pas être en train de rêver. C’est là qu’il remarqua la silhouette imposante postée entre lui et son bourreau. De son point de vue, l’homme semblait beaucoup plus effrayant que Billy, plus fort, peut-être même plus agressif, et cela pouvait se ressentir sur le visage des gens agglutinés autour d’eux, dévorant le spectacle des yeux. Billy semblait au bord des larmes. Parker aurait bien aimé le voir chialer comme un gros bébé. Non pas qu’il soit le genre de personne à rire du malheur des autres, mais voir l’un de ses tortionnaires souffrir comme lui avait pu souffrir avait quelque chose de satisfaisant. Mais cela ne se produisit malheureusement pas. Billy et sa bande détalèrent sans demander leur reste, plus vite que s’ils avaient eu le feu aux fesses.

C’est là que le bonhomme plein de muscles reporta son attention sur Parker. Toujours vautré par terre, le bricoleur observait son sauveur avec de grands yeux, voire peut-être même la bouche béante. Il faut dire que le type était impressionnant, surtout comme ça, vu d’en bas. Lorsqu’il s’approcha, Parker tenta tant bien que mal de ramper hors de portée, par pur reflexe. Il ne put faire glisser ses fesses endolories sur le sol crasseux que de quelques centimètres avant d’être soulevé tel un vulgaire bout de chiffon par un bras plus épais qu’un poteau électrique. A peine reposé sur ses pieds que le jeune garçon faillit choir à nouveau. La douleur des coups avait brusquement resurgi. Il grimaça. A coup sur, il allait encore avoir de sacrées ecchymoses. Ses jambes se mirent à trembler tellement qu’on devait en entendre le claquement à des dizaines de kilomètres d’ici.

«  Heeeeeeuuuuuuuu… Merci… » répondit-il d’une toute petite voix à son bienfaiteur, à défaut de trouver quelque chose de plus original.

Se rendant compte qu’il dévisageait l’homme depuis bientôt plusieurs minutes, Parker détourna rapidement son regard et se concentra sur ses vieilles chaussures trouées. Il allait devoir en trouver d’autres, se dit-il, la colle qu’il utilisait pour maintenir les semelles en place commençait à ne plus trop faire effet.

«  Mais… Heu… Je n’ai vraiment rien de valeur sur moi… » continua-t-il sans quitter le sol des yeux.

Un mec pareil ne pouvait s’intéresser à un petit gars comme lui sans raison. Faire fuir une bande de voyous pour s’approprier ce qu’ils convoitaient n’était pas du ressort de l’impossible. S’il avait eu une telle carrure, ce genre de pratique lui serait sans doute passée par la tête, à lui aussi. C’était ça, la dure loi de la rue. Le plus fort repartait les mains pleines de raretés précieuses et le plus faible, le dos plein de bleus. Instinctivement, Parker regarda autour de lui, cherchant une issue de secours. Si se faire frapper dans tous les sens par Billy et sa bande restait supportable, la simple vue du poing surdimensionné de cet homme vous faisait mal psychologiquement. Avec un peu de chance, mais surtout beaucoup de courage, il parviendrait peut-être à franchir trois mètres avant de se faire attraper. D'autant plus qu'après quelques regards apeurés vers les passants, Parker se rendit compte que le monsieur ne semblait pas si seul que cela. Sa bande était juste moins agglutinée autour du tas de muscles qu'il formait que celle de Billy.
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Charlie L. Grey

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MessageSujet: Re: [Charlie & Parker] Come with me if you want to live   Sam 25 Jan - 12:55


Ne pas faire dans la dentelle, c’était une expression qui ne devait plus exister depuis longtemps et pourtant elle collait parfaitement aux méthodes de Charlie. En effet, bien qu’il n’ait pas souvent mis en déroute une bande de gamins stupides, notre homme avait tendance à préférer les poings au dialogue quand on pouvait se passer des mots. Ce qui était actuellement le cas. La chose une fois faite, il était assez satisfait de son intervention, parce que ce n’était pas avec des mentalités comme ça que l’on pouvait révolutionner le monde. Mais la plus part des gens, ceux qui n’étaient pas dans la confidence, ne comprenaient rien à rien… On pouvait pas lutter contre la connerie humaine, s’était indéniable. Entendant la voix du gamin, Charles reporta son attention sur lui. Décidément, il ne devait pas manger beaucoup de protéines pour être maigre comme ça.
J’veux pas de tes affaires gamin, je suis pas là pour détrousser les gens, dit-il d’un œil vif.  On n’avait jamais vu un rebelle s’en prendre à un innocent, mais ça le petit pouvait pas le savoir. Quant au rôdeur, il posa une main sur l’épaule du Kid et le regarda droit dans les yeux.
Te laisses pas marcher sur les pieds par des cons pareils. Si jamais t’as d’autres ennuis, tu demandes Charlie. Ok ?
Autour d’eux, les gens étaient retournés à leur occupation, voyant qu’il n’y aurait très certainement plus de spectacle. Le reste de l’équipe continuait la mission, quêtant d’un œil d’éventuelles représailles. Etait bête celui qui pensait pouvoir faire la loi au Marché Noir. L’homme gardait sa main sur l’épaule du gamin pour être sûr qu’il comprenne bien qu’il était pas là pour lui faire la tête au carré. Dans son regard, il pouvait lire la peur. S’était une étincelle tremblante qui agitait ses prunelles et qui criait qu’on le laisse tranquille. Charlie était pas du genre à laisser tomber les gens comme ça, l’aide, il pouvait bien l’offrir.
Charlie, mission terminé, on rentre à la base, dit une voix dans  son oreillette.
Pour lui, pas question de rentrer, une autre mission l’attendait. Ramenant le gamin sous son bras à la façon d’un père ou d’un protecteur, peu importe, le Rôdeur regarda autour de lui. L’endroit avait tellement une sale tête qu’on se demandait pourquoi les gens continuaient de venir là. C’était parce qu’ils n’avaient pas d’autres alternative.

Bon dis moi, qu’est-ce que tu fous là ? T’as pas une tête de mafieux.
Personne n’était ici par hasard. Ils avaient tous une raison. Le marchandage, le vol, les transactions louches… autant de choses qui faisaient que l’endroit était pas des mieux fréquentés et fréquentables. Charles l’entraina dans l’allée pour le faire marcher un peu et l’éloigner de la scène de combat. Pour sûr qu’il irait jamais l’envoyer à un combat de gladiateurs galactiques. Il risquerait de passer son temps avec les deux mains sur les yeux à se rouler en boule sur son siège pourvu qu’il arrive à supporter les bruits. Mais là n’était pas la question. Puis pourquoi il lui faisait un brin de causette ? Parce que s’était pas un justicier qui se pointait, sauvait le monde et repartait aussi sec. De toute façon les gens ne savaient même pas ce que s’était cette bête là avec des super pouvoirs. Peut-être qu’un jour Vortex lancerait l’idée, allez savoir. Encore fallait-il que Charlie lui-même sache que ces personnages de fictions aient existé il y a des siècles de ça. Pour résumer, personne ne connaissait Iron Man ou Batman, personne ne connaissait la philosophie de l’œuf et de la poule, personne ne savait à quoi pouvait ressembler Dark Vador sans son casque puisque de toute façon Star Wars n’avait jamais existé pour eux. Voilà ce que valait une vie après la Terre. Personne n’avait ne serait-ce que l’idée de son existence, là quelque part dans l’espace. Savoir ça rendant les choses bien triste mais comme personne n’était au courant de tout ça, c’était pas trop grave. Enfin si, un peu quand même.
Les deux hommes, si l’on pouvait dire ça, avançaient dans le Marché Noir. Il n’y avait plus à craindre, pour l’heure, d’éventuels problèmes liés à l’altercation de tout à l’heure. Fallait espérer que ça continue comme ça car Charles n’était pas le genre de bipède à montrer la plus belle des politesses, c’était d’ailleurs plutôt les dents et le poing. Surtout le poing. L’ancien militaire baladait son regard sur les petits commerces, surveillant les gens d’une manière quasiment automatique à cause de sa formation. Le danger était toujours là où on l’attendant le moins et dans la République comme sur la Terre, cette expression était toujours valable. Quoi que voir débarquer la Milice ici était peu probable. Ils n’auraient donc à faire qu’à des idiots  et des alcooliques en mal d’action.

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